Le combat des dieux

Chapitre 2: Au secours d'Athèna

© 2001 by Pandora

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Le soleil n'était pas encore apparut à l'horizon que déjà, dans le Sanctuaire, chacun avait appris la nouvelle de la disparition d'Athéna et de la guerre sainte à venir.

Les chevaliers d'or allaient partir sur le champs pour l'île de Délos, domaine des nouveaux ennemis qui détenaient la vie de la gardienne de la terre et du dieu des mers, comme Sorrente le leur avait appris quelques minutes auparavant.

Personne n'avait d'idée précise sur la puissance des adversaires que tous seraient amenés à rencontrer, mais chacun savait que même si ils s'avéraient être plus puissants qu'eux, il leur faudrait les vaincre.

Et puis, Athéna était-elle en danger à cet instant où chacun s'apprêtait à se téléporter en direction de l'île au large de la mer Égée? Nul n'aurait pu apporter de réponse, pourtant, il ne faisait aucun doute que les archers divins allaient tenté de l'éliminer, et les chevaliers d'or souhaitaient ardemment se rendre sur place pour lui porter secours dans les plus brefs délais.

Pendant toutes les heures où durerait les combats, le vieux maître avait ordonné à Marine et Shaina de monter la garde sans faillir et surtout de ne jamais perdre l'espoir.

Shaina avait laissé sous-entendre qu'il serait peut-être bon de faire venir les chevaliers de bronze encore en convalescence au Japon pour prêter main forte, mais les Gold Saints se rappelaient des ordres bien précis sur ce sujet qu'Athéna avait donné voici de cela seulement quelques jours. C'est pourquoi la demande de la femme chevalier fut refusée à son grand damne, même si une partie infime de sa personne était soulagée de savoir que pour une fois, son cher Seiya ne risquerait pas sa vie dans une guerre sanglante et terrible.

La nuit étendait toujours son manteau sombre mais déjà des lumières pales se dessinaient à l'horizon, annonçant l'arrivée prochaine de l'Aurore au doigts de rose qui viendrait coloré le ciel de ces douces couleurs pour réveiller les hommes.

Et dire que les humains, pour leur majeure partie, devaient dormir paisiblement, sans même se douter qu'un affrontement décisif pour leur vies à tous allait se jouer et que si les chevaliers perdaient, l'humanité tout entière viendrait à disparaître...

Aioros eut un petit soupir à cette pensée inquiétante, alors qu'il se trouvait revêtu- pour la première fois depuis quatorze ans- de sa célèbre armure d'or du Sagittaire.

-Nous pouvons y aller si tout le monde est prêt, déclara Dohko qui se tenait un peu plus en avant, la statuette représentant l'armure d'Athéna dans sa main droite, et un sourire plein d'espoir mais aussi de sagesse aux lèvres.

Alors que tous allaient prendre son pas et se concentraient déjà pour leur téléportation, le visage du vieux maître laissa brusquement apparaître une expression contrariée.

-Kanon, reprit-il, alors que ces yeux bruns ne se détachaient plus du jumeau de Saga, mais nous avions oublié que tu n'as pas d'armure... Tu ne peux pas aller combattre dans ces conditions...

Le second chevalier des Gémeaux balaya cette remarque d'un geste impétueux de la main, comme pour signifier que cela n'avait pas d'importance et qu'il ne voulait pas retarder le groupe à cause d'un détail sans importance.

-Allons Dohko, mon absence d'armure n'est pas un réel problème: cela ne m'a pas empêcher de vaincre Rhadamanthe, au coeur des Enfers, il y a peu...

-Oui, mais au prix de ta vie! répliqua Saga avec une moue désapprobatrice à l'encontre de son jumeau, prouvant qu'il se faisait du soucis à l'idée que ce dernier se confronta à des adversaires sans aucune protection. Les deux frères échangèrent un regard complices, prouvant une bonne fois pour toute que les querelles du passé étaient désormais loin.

Sorrente fit un pas en avant, alors qu'il réalisait que l'heure tournait et qu'il fallait trouver une solution au plus vite. Il n'avait pas envie que quelques minutes de trop passées à réfléchir sur une éventuelle possibilité pour Kanon d'aller combattre ne mette d'avantage en péril le dieu qu'il devait servir.

-Bon, écoutes Kanon, je crois avoir la solution qu'il te faut. Comme chacun d'entre vous le sait sans doute, sa majesté Poséidon a fait renaître son Sanctuaire sous-marin afin de rétablir l'étendue de son pouvoir sur les océans, et là-bas, il y a toutes les Écailles que portaient les sept Généraux des mers. Tu n'as qu'à aller reprendre celles du Dragon des Mers que tu utilisais à l'époque... le général Sirène ne finit pas sa phrase, préférant laissé en suspens les mots qui auraient du suivre. Le moment était bien mal choisi pour les reproches ou un quelconque règlement de compte.

Kanon avait écouté les paroles de celui qu'il avait autrefois berné avec attention, car sa vie était en jeu et qu'une protection serait la bienvenue pour lui. Il savait, ou plutôt il se doutait, car tous deux n'avaient jamais eu l'occasion de reparler depuis l'effondrement du Sanctuaire sous-marin, que le général Sirène nourrissait de la rancune à son égard, et c'était bien là un sentiment qui lui semblait normal. Pourtant, il savait au fond de lui qu'il avait changé, et les récents affrontements dans l'Hadès étaient là pour le prouver. Il était devenu un homme bon au prix de son sang, et il comptait bien prouver durant les combats à venir qu'il défendrait toujours la Justice quoi qu'il se passe, mais le fait de porter les écailles du Dragon des Mers allait sans doute lui rappeler de bien mauvais souvenirs avec lesquels il n'avait plus trop envie d'avoir affaire, même si il considérait sa trahison comme un évènement passé. Enfin, une fois de plus la situation ne serait pas simple pour lui...

Dohko hocha la tête avec approbation, alors que Saga encourageait du regard Kanon à prendre la route pour le domaine de Poséidon sans plus tarder.

-Va y et surtout rejoins nous vite! s'exclama Aiolia qui se doutait que chaque force- et surtout celle de Kanon- serait nécessaire à la victoire dans une situation comme la leur.

Une fois que le second saint des Gémeaux se fut téléporté, tous les chevaliers d'or restant disparurent à leur tour, laissant Marine et Shaina seules dans le domaine sacré.

Toutes deux avaient assisté à ce départ vers les combats dans un endroit un peu en recule, ne sachant trop comment se comporter avec les chevaliers d'or qu'elles connaissaient nettement moins bien que les chevaliers de bronze.

-Tu crois qu'ils vont sauver Athéna et la terre? interrogea Shaina, alors que les premières lueurs de l'aube se dessinaient à l'horizon, faisant passé un léger reflet métallique sur son masque.

Marine posa une main complice sur l'épaule de son ancienne ennemie qu'elle considérait aujourd'hui comme sa meilleur amie, et même parfois comme sa confidente.

-Tu dois avoir confiance en eux. N'oublie pas que la force des chevaliers d'or est sans égale au sein de notre chevalerie, et qu'ils sont ceux qui sont parvenus à briser le mur des Lamentations alors que cela semblait impossible pour tout autre. Sans eux, la bataille de l'Hadès aurait vu triompher le seigneur du royaume des morts, et aujourd'hui, nous ne serions certainement plus là.

-Tu as raison, confirma Shaina qui sentait l'espoir l'envahir alors qu'elle approuvait ce que venait de dire sa consoeur d'un signe de tête.


Les premiers rayons du soleil éclairant un parterre de fleurs de toutes les couleurs les plus douces qu'il soit possible d'imaginer fut la première vision que les chevaliers d'or eurent de l'île de Délos. Et le paysage qui s'offrait à leurs yeux était bien loin de celui qu'ils s'attendaient à rencontrer comme cadre d'une guerre sainte.

Partout autour d'eux on pouvaient sentir l'odeur tendre des fleurs se mêlant à celle plus forte des embruns venant de la mer qui se situait juste derrière le petit groupe qu'ils formaient.

Cet endroit ressemblait à un paradis oublié par la technologie actuelle et où aucun homme n'aurait posé le pied depuis des milliers d'années.

A première vue, l'endroit semblait extrêmement vaste, avec des bois de pins et d'autres conifères commençant à s'étaler à quelques centaines de mètres devant eux, ne permettant pas de voir ce qu'y se trouvait au delà de la forêt très dense.

Cependant, on devinait à l'horizon une montagne immense s'élevant fièrement vers les cieux, et au sommet de laquelle on pouvait voir un point d'une blancheur immaculé briller dans le jour naissant.

-Ce doit être le temple d'Apollon et d'Artémis... suggéra Masque de Mort, alors qu'il fixait la cime avec une attention digne d'un chasseur guettant sa proie.

-Oui, c'est sans aucun doute cela. Le mont que tu vois porte le nom d'Hélicon, ajouta Shaka qui semblait avoir une certaine connaissance de cet endroit, sans doute à cause de son immense savoir sur la mythologie en général.

-L'Hélicon? répéta Camus dans l'espoir dans apprendre un peu plus, car il n'avait plus que quelques brides de souvenir au sujet du fief des archers divins.

-Oui. C'est le séjour des Muses depuis des milliers d'années. D'après la légende, c'est au coeur de cette montagne sacrée que le dieu des Arts leur a fait forger des temples immenses afin qu'elles montent la garde et le protège en cas d'attaque de toute autre divinité.

-Mais alors, les Muses seront nos adversaires? interrogea Shura qui trépignait déjà à l'idée de combattre l'une d'elle pour porter secours à sa déesse.

- Mais qui sont les Muses exactement? demanda Mu avec intérêt à son ami le chevalier de la Vierge. Le chevalier du Bélier se rappelait bien avoir entendu parler de ces femmes lorsqu'il s'entraînait avec son maître Sion, mais tout cela remontait à plusieurs années maintenant, et ces souvenirs lui semblaient empoussiérer.

-Les Muses sont les déesses qui ont pour attributions les Arts créé par Apollon. D'après la mythologie, elles sont les filles du roi des dieux Zeus, et de Mnémosyne, la déesse de la Mémoire. Elles sont neuf en tout et leur chef se nomme Calliope.

Dohko hocha la tête pour montrer qu'il accréditait les paroles du chevalier de la Vierge.

-J'imagine que leur puissance doit être extrême puisqu'il s'agit là de déesses... déclara Aphrodite qui comprenait sans peine qu'ils auraient beaucoup de mal pour en venir à bout, et que c'était sans doute les combats les plus difficiles de toute leur carrière de chevalier qui les attendait en ces lieux.

-Je vois que vous êtes plutôt bien renseigné chevaliers d'Athéna!

Une voix venait de s'élever, provenant des quelques ruines de colonnes de marbre qui se trouvaient sur la gauche, à l'orée des bois et ne faisait que renforcer l'impression d'Eden mythologique qui se dégageait de l'endroit.

Tous se retournèrent d'un même mouvement pour découvrir trois jeune femmes, toutes vêtues d'armures étincelants et dont les teintes oscillaient vers l'argent. Leurs protections semblaient aussi solide que des clos à première vue, même si elles ne couvraient pas aussi bien le corps des jeunes femmes que les armures d'or le faisaient sur les douze gardiens du zodiaque. Les formes de ces protections étaient plus fines aussi, comme si elles avaient été conçu pour épouser parfaitement les gracieuses silhouettes de celles qui les portaient. Mu, qui observait les armures dans les moindre détails ne pouvait s'empêcher de se demander qui pouvait bien être l'habile alchimiste qui les avait créé.

L'une d'elle se trouvait un peu plus en avant et lorsqu'elle reprit la parole, chacun compris au son calme mais assuré de sa voix que c'était elle qui avait parlé quelques instants plus tôt.

-Je me nomme Antiope, déclara-t-elle d'une voix qui montrait bien qu'elle n'avait aucune peur de se trouver face à des chevaliers d'or. Et voici mes compagnes: Hippolyte et Penthésilée.

Elle accompagna ses paroles d'un geste du bras, indiquant les autres jeunes femmes qui souriaient avec ironie au clan d'Athéna.

-Êtes vous des Muses? interrogea Milo d'une voix elle aussi pleine d'assurance, car il ne se sentait nullement impressionné par les trois jeunes femmes qui se tenaient à une dizaine de mètres d'eux.

-Non, bien sur que non. Leur majestés les Muses se trouvent pour l'instant dans le temple d'Apollon et d'Artémis où elles les aident sans doute à choisir le supplice d'Athéna et de Poséidon...

-Qui êtes vous alors? demanda Aioros qui croyait déjà deviner la réponse car son regard venait de se posé sur l'étrange ceinture d'argent que la femme qui s'était présentée en se nommant Antiope portait autour de sa taille.

-Mais voyons, nous sommes les Amazones, fidèles guerrières de la déesse Artémis. C'est notre maîtresse en personne qui nous a confié la mission de vous stopper dès votre arrivée dans le domaine des archers divins.

-Les Amazones... répéta Shura alors que des récits qu'il avait autrefois entendu sur ces guerrières terribles lui revenaient en mémoire.

-Et peux tu nous dire ce qu'il est advenu de notre déesse? interrogea le vieux maître qui se devait de découvrir si la vie d'Athéna n'était pas menacée en ce moment même.

Antiope haussa les épaules avec détachement, avant de répondre:

-Non, car je n'en sais rien moi-même. Je ne suis pas dans le secret des dieux.

-Mais comment avez-vous fait pour l'enlever en même temps que Poséidon cette nuit? interrogea Aphrodite qui était soudain pris d'une étrange intuition le poussant presque à poser cette question, comprenant que le mystère de cette disparition devait être lever pour permettre de comprendre d'autres choses.

Il était vrai que le kidnapping d'Athéna avait de quoi surprendre et que tous aurait donné cher pour lever cette intrigue au grand jour

-Et bien, apprenez que c'est sa majesté Euterpe, avec l'aide du dieu Hypnos qui est parvenu à accomplir ce miracle.

Un lourd silence s'installa entre tous les chevaliers et les Amazones.

L'annonce du retour des Enfers du dieu du Sommeil avait fait l'effet d'un coup de poing à chacun, car tous se doutait que les enjeux de la guerre à venir devenaient encore plus grave.

-Hypnos n'est donc pas mort dans le royaume des morts... Et j'imagine sans peine que Thanatos non plus... soupira Mu avec amertume.

-Chevaliers, je sais bien que cette nouvelle nous semble à tous terrible, cependant, nous n'avons pas le temps de nous poser d'avantage de questions. La chose la plus importante, c'est de sauver la vie d'Athéna et de Poséidon et de découvrir ce que nos ennemis attendent d'eux. Et pour le savoir il n'existe qu'une seule solution, c'est de le demander à une Muse, puisque Antiope reconnaît elle-même l'ignorer. Donc il n'y a pas de question à se poser, je vais rester ici pour affronter les Amazones seul.

Le chevalier du Sagittaire avait dit cela avec un calme olympien pour bien faire comprendre aux autres que sa décision était prise et que nul ne pourrait le faire revenir là-dessus..

-Mais enfin, elles sont trois et tu ne connais même pas l'étendue de leurs pouvoirs... laissa échappé Aiolia qui se sentait submerger par une vague d'inquiétude à l'idée qu'il allait peut-être perdre de nouveau son aîné retrouvé trop peu de temps auparavant.

-Ne t'inquiètes pas pour moi, petit frère! La seule chose qui compte, c'est que vous soyez le plus nombreux possible pour vaincre les Muses qui risquent de nous donner nettement plus de fil à retordre puisqu'elles sont des divinités, contrairement à ces guerrières. Partez vite!

Les chevaliers d'or échangèrent des regards entendus, avant que tous ne s'élancent dans un même mouvement vers l'orée des bois, sachant qu'il leur faudrait les traverser pour parvenir aux temples des Muses, creusés au coeur même de l'imposante montagne qui dominait toute l'île de Délos.

Shura lança un dernier regard au gardien de la neuvième maison du zodiaque alors que tous s'éloignaient d'un pas rapide sans se retourner car ils avaient l'impression de ne pas porter mal chance à Aioros en posant sur lui un regard lourd de signification, puisqu'il aurait sans doute été symbole d'adieu.

Pourtant le chevalier du Capricorne avait un mauvais pressentiment, devinant sans peine que la force des guerrières d'Artémis devait être redoutable, même pour un chevalier de son rang. Cependant, Aioros avait pris cette décision seul et pour le bien du groupe, sachant parfaitement les risques qu'il encourait.

-Vous ne pensez tout de même pas que nous allons vous laissé partir comme cela! nous avons des ordres, nous! s'écria la plus petite des trois jeunes femmes alors qu'elle et ses compagnes s'élançaient à la suite des fuyards.

Avec une rapidité que seul un chevalier d'or pouvait atteindre, Aioros fit un bon en avant et empoigna Hippolyte et Antiope par les poignés alors qu'au même moment, il tentait de faire tomber la jeune Penthésilée qui passait juste à sa hauteur.

Une lutte au corps à corps s'engagea entre le chevalier du Sagittaire et les trois jeunes femmes qui commençaient à comprendre qu'il leur faudrait avant tout se débarrasser de cet adversaire encombrant si elles voulaient rattraper les autres.

-Débarrassons nous de lui le plus vite possible! s'écria Antiope, rejetant en arrière une immense mèche de ces cheveux d'un blond cendré qui lui tombaient jusqu'au reins et ne faisait que souligné la beauté de son visage à l'ovale parfait. Ses yeux bruns lançaient des éclairs de rage, car elle n'avait pas pu agir à sa guise à cause de cet homme qui disposait d'une poigne redoutable, au vue de la pression qu'il avait pu exercer sur elle et Hippolyte pour les empêcher d'atteindre leur but.

-Inutile que nous ne restions toutes trois à l'affronter! s'écria Penthésilée qui n'arrivait pas à admettre l'affront qu'Aioros lui avait fait subir en la faisant tomber par terre quelques secondes plus tôt. Elle avait de long cheveux noirs et ne semblait pas plus grande que Saori, se qui tentait à prouver qu'elle n'avait sans doute guère plus de quatorze ans. Ces yeux roses lançaient des éclairs de rage, prouvant bien qu'elle était prête à tout pour se venger de ce qui s'était produit et qui l'avait profondément blessé dans son orgueil de guerrière.

Quand à Hippolyte, elle semblait bien être beaucoup plus calme que les deux autres jeunes filles, et Aioros ne tarda pas à s'en rendre compte, alors qu'il les observait avec un oeil attentif au moindre détail qui aurait pu lui permettre de mieux comprendre leur comportement et ainsi tenter d'anticiper leurs attaques.

Visiblement, Penthésilée avait dans l'idée de l'affronter en combat singulier, mais lorsqu'elle fit par de sa requête au deux autres, Hippolyte mit son bras entre elle et Aioros pour la retenir.

-Ne t'avance pas trop, Penthésilée. Tu devrais pourtant savoir que l'hommes qui se trouve en face de nous n'est autre qu'un chevalier d'or, celui du Sagittaire si je ne me trompe en voyant son armure. Rappelle-toi que la force de ces guerriers est sans égal parmi tous les serviteurs des dieux, et que seule, tu ne pourras sans doute pas lui tenir tête bien longtemps, même si ta force est remarquable. Laisse nous t'aider, et tu verras que l'affrontement ne durera guère plus de quelques secondes. Ensuite seulement nous pourrons rattraper ces compagnons pour les stopper comme nous en avons reçu l'ordre.

-Et n'oublie pas qu'ils ne pourrons pas aller bien loin en sortant du bois. Il les attends dans le lac et ne laissera aucun d'entre eux le franchir. Il l'a promis à notre majesté Artémis, et sait bien que sa vie en dépend, déclara Antiope avec un petit rire de gorge plus que désagréable.

Aioros fronça les sourcils suite à cet échange auquel il venait d'assister. Il comprenait bien que les Amazones n'avaient que peu d'honneur au combat, puisqu'elles étaient d'accord pour lui livrer bataille à trois contre un, mais après tout cela ne l'étonnait guère. Les Spectres eux-même ne faisaient que peu de cas de ce genre de détails, et bien souvent tous les coups étaient permis pour gagner la guerre. Ce qui l'intriguait le plus à cet instant était de savoir dans quel piège terrible ses compagnons allaient tombé si personne ne les prévenait.

-Qui attends mes amis dans le lac qui se trouve après la forêt? interrogea le chevalier du Sagittaire tout en laissant son regard aller de l'une à l'autre des trois jeunes filles qui s'apprêtaient à le combattre sous peu.

-Le pire des guerriers de notre déesse. Nulle n'a jamais pu arriver aux abords des temples des Muses pour la bonne raison qu'il garde tout le territoire qui précède leurs temples.

-Mais dit nous plutôt quel est ton nom chevalier, car nous n'avons aucune envie d'achever un inconnu, demanda ironiquement Hippolyte, dont les longs cheveux oranges et frisés étaient retenus en une savante tresse qui lui tombait jusqu'au genou.

-Je me nomme Aioros, et je suis le chevalier d'or du signe du Sagittaire, comme tu l'as toi même remarquer tout à l'heure.

Aioros aurait aimé pouvoir essayer d'en apprendre d'avantage, mais Antiope ne lui en laissa pas l'occasion, car elle se précipitait déjà sur lui avec une boule de cosmos dans la main. La nouvelle guerre sainte venait de s'engager, opposant le gardien de la neuvième maison du zodiaque aux Amazones pour le premier combat d'une longue série.


Le corps de Saori était encore tout endolori lorsqu'elle rouvrit les yeux sur une salle qui lui était inconnue.

Elle parcourut du regard les vastes colonnes de marbre polis ainsi que le sol dallé dans un matériel qui ne pouvait être que de l'airain, observant les proportions gigantesques de l'endroit où elle se trouvait allongé depuis un lapse de temps indéterminé. Dans les angles se trouvaient de statues superbes représentant des jeunes femmes en train de jouer de la musique, ou qui avaient des expressions songeuses et pensives. Il ne fallut que quelques secondes à la jeune fille pour retrouver ces esprits lorsqu'elle aperçut l'effigie de la déesse qui l'avait enlevé la veille au soir. La représentation qui s'offrait à ses yeux la montrait en train de jouer de sa célèbre flûte, capable d'envoûter n'importe quel dieu, Saori en était d'ailleurs la preuve.

-Les Muses... murmura-t-elle en se parlant à elle-même car à par elle, il semblait bien qu'il n'y ai personne d'autre dans la salle, hormis les statues des servantes d'Apollon.

Son esprit fonctionnait à vive allure, alors qu'elle se redressait sur ces jambes qui la portaient à peine, tant elle se sentait encore affaiblie par les coups que les deux dieux avaient déchaîné contre elle il y avait de cela seulement quelques heures. Elle devait se trouver sur l'île de Délos, et l'espace qui s'offrait à ces yeux devait sans nul doute être l'une des parties du temple des archers divins.

Une multitude de questions florissaient dans sa tête, alors qu'elle scrutait du regard les alentours pour tenter de comprendre ce qui l'attendait.

Elle se doutait bien que ces ennemis ne tarderaient pas à apparaître en sentant qu'elle s'était réveillée. Et elle devrait leur faire face sans armure ni même le soutien de ces fidèles chevaliers qui devaient déjà se trouver dans le fief de ces ennemis, elle le sentait aux puissantes auras qui progressaient sans faiblir et qui ne pouvait qu'être celles de ces Gold Saints.

Elle savait que ces forces avaient été diminué par les attaques d'Hypnos et d'Euterpe qui ne l'avaient pas épargné, elle et Julian...

Mais au fait, où était-il?

Elle sentit son coeur se serrer à l'idée qu'il était peut-être mort puisqu'elle ne voyait nul trace de lui en aucun endroit. Et d'après elle, si il avait été encore en vie, il se serrait trouvé à ses côtés en ce moment même. Elle craignait que ces adversaires ne l'ai déjà supprimé. Si c'était le cas, la situation était encore plus désastreuse qu'elle ne le pensait possible seulement quelques secondes plus tôt, alors qu'elle venait juste de reprendre conscience.

Bientôt, les immenses battants des portes de bronze qui se trouvaient à quelques dizaines de mètres devant elle cédèrent, laissant la place à un homme de très grande taille vêtu d'une toge d'un blanc immaculé et tenant dans sa main un instrument qui ne pouvait être qu'une lyre. Il avait le visage rayonnant de joie et ces traits d'une beauté sans égal n'aurait pas pu la tromper d'avantage sur son identité.

-Phoebus?! Elle n'était qu'à demi-surprise en prononçant le nom de celui qu'il lui avait déjà été donné de rencontrer la veille. La première fois qu'ils s'étaient vus déjà, elle aurait pu dire qu'il s'agissait d'un être exceptionnel, cachant en lui un pouvoir qui ne pouvait qu'être celui d'un dieu. Mais sur l'instant, ces pensées avaient été trop embrouillé et ne lui avait pas permis de se méfier assez de ce jeune peintre un peu trop talentueux pour être normal.

Une jeune fille mince et élancée à la beauté tout aussi remarquable entra bientôt derrière lui, elle même portant une toge qui s'arrêtait au genou et qui laissait apparaître ces jambes minces et gracieuses. Son regard était plus froid et distant que celui de l'homme qu'elle accompagnait et cela ne pouvait pas tromper Saori quand à l'identité de cette dernière.

-En voila une étrange surprise me direz-vous... commença Apollon alors qu'il saluait Athéna avec un regard plein de charme. Cela m'a fait un grand choc lorsque j'ai découvert qui vous étiez vraiment, lorsque ma Muse et le dieu du Sommeil vous on ramené ici, vous et Julian Solo. Le monde est petit, n'est-ce pas?

Son ton de voix était doux et ne laissait guère transparaître ces véritables motivations, comme si il ne s'était s'agi là que de banales retrouvailles entre deux vieilles connaissances qui ne se seraient pas vues depuis longtemps.

"Oh, je suis d'un impoli.... reprit-il alors qu'il se retournait pour adresser un sourire à sa soeur qui le lui rendit avec une amabilité étonnante pour une personne au caractère aussi sauvage que celui dont elle faisait preuve d'ordinaire. "Je me permets de vous présenter ma soeur Artémis, mais je suis à peu près certain que vous vous rappelez d'elle, déesse Athéna.

Saori hocha la tête avec lenteur alors que ces yeux allaient sans cesse de l'un vers l'autre des jumeaux. Il lui était souvent arriver d'être enlevée par ces adversaires, et elle commençait même à connaître les exigences et les habituelles menaces que ces derniers pouvaient exercer sur la race humaine. C'est pourquoi elle sut immédiatement quelle était la bonne question à poser.

-Que comptez-vous faire à l'humanité? Car j'imagine sans peine que si vous êtes revenus à la vie, ce n'est pas pour rien...

Sa voix était calme mais déterminée, prouvant de par la même qu'elle ne les craignait pas, même si elle était en flagrante position de faiblesse.

Artémis sembla apprécier son courage, au vue du léger sourire qui s'inscrit de suite sur ces lèvres. Ce fut d'ailleurs elle qui entreprit de répondre à la gardienne du Sanctuaire.

-Vous avez raison Athéna lorsque vous dites que nous n'avons pas été tiré de notre sommeil légendaire pour rien. Notre mission est de purifier la terre de tous ces hommes atroces qui la peuple et la détruise un peu plus chaque jour en se blessant et se faisant souffrir mutuellement, sans penser à la nature ni à ceux qui les entoure, comme les animaux. Nous sommes aujourd'hui bien loin de l'époque mythologique où le mot courage avait encore une signification. Mais si se détruire les uns les autres et faire du mal à leur mère nourricière étaient leurs seuls crimes, croyez moi bien que j'en serais bien aise, seulement voila, ils ont oublié depuis bien longtemps le principal, et nous nous en sommes aperçus dès notre réveil: ils ne vénèrent même plus les dieux, ceux qu'ils adoraient autrefois ont complètement disparu de leur mémoire, et pour ce blasphème insensé, ils méritent la mort.

Saori balaya toutes ces paroles d'un geste gracieux de la main, alors qu'elle faisait un pas en avant en direction de la déesse de la Chasse.

-Déesse Artémis, vous vous trompé du tout au tout lorsque vous prétendez que les hommes détruisent la terre que les dieux leur ont donné. Il existe certes des individus sans scrupule qui l'abîment et font beaucoup de mal autour d'eux, mais tous les hommes ne sont pas encore comme cela et il reste encore des millions d'innocents qui n'ont rien fait et ne demande qu'à vivre en paix.

-Ah oui? demanda ironiquement la jeune fille aux longs cheveux châtains, alors qu'elle passait une main dans sa chevelure qu'elle avait laissé lâché.

-Si tous les hommes étaient mauvais, il n'existerait plus de chevalier pour défendre leur semblables dans mon Sanctuaire. Vous ne pouvez nier que ceux qui m'aide à combattre les dieux aux ambitions démesurés dont vous êtes les parfaits représentants sont des hommes profondément bons, puisqu'ils n'hésiteraient pas une seule minute à mourir pour les autres.

-Voila de bien beaux arguments Athéna... commença Apollon dont le sourire dévoilait une dentition parfaite. Je suis d'accord avec vous lorsque vous nous dites que les chevaliers sont des hommes bons, mais ils sont bien les derniers de cette terre à être comme cela. Nous ne détruisons pas la terre par pur plaisir où dans le seul but de conquérir votre territoire. Ce que nous voulons, c'est rétablir l'ordre des dieux comme à l'époque de la mythologie, afin que la paix et l'harmonie règne de nouveau dans l'univers et qu'une ère nouvelle puisse commencer. Moi et ma soeur avons déclenché de part et d'autre sur la planète de multiples épidémies de diverses maladies mortelles afin de détruire au plus vite la race humaine. Dès que les hommes auront été balayé de la surface du globe, nous ferons appelle au dieu Héphaïstos pour recréer de nouveaux individus au coeur pur, car encore vierge de tout sentiment néfaste et auxquels les dieux pourront enseigner le sens des mots respect et courage.

Saori aurait voulu répondre quelque chose à ce qu'elle venait d'entendre, mais cela lui était impossible tant elle avait le coeur serré à cet instant. Elle venait d'apprendre que les hommes subissaient en ce moment même de multiples maladies qui risquaient de les faire disparaître en seulement quelques heures et elle ne savait que faire face à cette nouvelle bouleversante. Elle se rappelait bien que les archers divins étaient les dieux des morts subites, mais elle n'aurait jamais pensé qu'ils utiliseraient leur pouvoir un jour dans le but de détruire ceux qu'ils aimaient autrefois au même titre qu'elle.

Et d'ailleurs, elle n'aurait jamais pensé qu'un jour elle se trouverait à combattre ces deux dieux ...

Et elle comprenait leur point de vue, même si elle n'y adhérait nullement. Elle aurait aimé les voir changer d'avis pour se mettre de son côté, mais elle supposait aisément que la défaite d'Hadès puis la destruction d'un des quatre domaine maître de l'univers n'avait fait qu'accroître leur colère à son égard. De plus Hypnos et Thanatos étaient passés par là avant elle et ils avaient du tout raconter aux jumeaux à leur manière.

-Athéna, je crois qu'il n'y a rien de plus à ajouter et que vous savez tout sur nos projets à présent. Comme vous vous en doutez déjà sûrement, vos chers chevaliers viennent d'arriver sur l'île de Délos pour vous prêter main forte. Mais je ne crois pas qu'ils aient pris la bonne décision en faisant cela, car ils vont tous payer cette atteinte à notre encontre de leur vie.

La voix d'Artémis était froide et cassante à cet instant, prouvant qu'elle était bel et bien la maîtresse de la situation et que Saori ne pouvait rien faire face à ce qu'elle allait dire. Cependant, il lui fallait encore savoir quelque chose, c'est pourquoi elle posa une dernière question:

-Dites moi où se trouve Poséidon... Je sais que vous l'avez fait enlever cette nuit en même temps que moi...

Apollon frappa ces deux mains l'une dans l'autre avec un enthousiasme non dissimulé.

-Le dieu des Mers s'est réveillé peu de temps avant vous. Lorsque je l'ai vue, je lui ai proposé de se joindre à nous et il a refusé. Cela m'a un peu surpris au début, mais je crois qu'il ne voulait pas vous trahir, chère Athéna. C'est bien triste pour lui. Je pense que si il avait totalement écrasé l'âme de Julian Solo, il serait des nôtres à l'heure qu'il est. Cependant, ce petit imbécile semble avoir un contrôle suffisant sur le dieu des mers pour le forcer à rester votre allié jusqu'au bout. C'est fort dommage car cela le conduit en ce moment même à sa perte...

Le dieu des Arts marqua une petite pose pour faire monter la tension dans le coeur de Saori qui redoutait déjà le pire.

"Je ne vais pas vous dire où il est. Je préfère vous proposer de le rejoindre.

Apollon accompagna ces mots par un geste du bras invitant Athéna à le suivre lui et sa soeur.

Les trois dieux traversèrent plusieurs salles immenses et luxueuses du temple avant d'arriver de nouveau devant d'immenses portes de bronze à double battants. Le jeune homme pressa les poignées sans attendre et ouvrit vers l'extérieur, un air triomphant apparaissant sur ces traits et qu'il ne semblait pas prêt de quitter.

Saori eut le souffle coupé lorsqu'elle pu apercevoir ce qui s'offrait à sa vue. Elle découvrit sous ces yeux ébahi que le temple était en réalité bâti sur une immense montagne, depuis laquelle on pouvait voir toute l'île de Délos, mais aussi la mer Égée qui la bordait. A quelques mètres seulement devant elle se trouvait un ravin d'une profondeur extrême, et en bas, au coeur de la terre elle même, une caverne semblait jaillir du monde souterrain avec un orifice béant qui semblait prêt à happer tout ce qui aurait le malheur de passer à proximité.

-Voyez-vous Athéna, notre temple est bâti sur le sommet du mont Hélicon. Vous ne pouvez pas le voir, mais apprenez quand même que l'autre côté du temple voit son accès protégé par les neuf temples des Muses de mon frère, ces édifices immenses étant battis au coeur même de la roche de ce mont sacré. C'est par là que vos chevaliers vont devoir passer si ils veulent vous rejoindre. Mais ce qui doit par dessus tout retenir votre attention se trouve au pied de notre temple, et je suis sure que vous ne l'avez pas manquer.

La jeune déesse de la Chasse avait l'index pointé droit devant elle, indiquant la caverne terrifiante qui se trouvait à plusieurs centaines de mètres en dessous.

Soudain, un cosmos extrêmement puissant enveloppa la gardienne du Sanctuaire et tout disparu autour d'elle.

Lorsque l'effet de la lumière aveuglante provoqué par cette énergie qui ne pouvait qu'être celle d'Apollon se fut dissipé elle put comprendre que ce dernier venait de les téléporter elle et sa soeur juste devant l'entrée de la caverne aux allures mystérieuses. Saori se retourna, levant les yeux vert le ciel alors qu'Artémis la poussait en avant avec dureté, pour lui faire comprendre qu'elle n'était qu'une vulgaire prisonnière qui ne pouvait rien contre eux.

Et alors qu'ils s'enfonçaient tous trois dans l'obscurité de plus en plus profonde- car la grotte n'était éclairée que par de faibles torches allumées sans doute voici de cela plusieurs heures au vue de leurs lumières faiblissantes qui semblaient prêtes à disparaître à tout instant,- Saori commença à comprendre qu'elle allait bientôt découvrir le sort que les archers lui avaient réservé.

Il leur fallut plusieurs minutes pour arriver là où ils voulaient l'emmener.

Un bruit d'eau très puissant, semblable à celui que provoque un fleuve se faisait entendre depuis un bon moment, prouvant qu'il devait y avoir un court d'eau souterrain dans les parages. Et bientôt cette supposition fut une certitude puisqu'un fleuve d'une taille gigantesque et à l'eau noir comme du jais s'offrit à leurs vues.

Saori scruta sans trop comprendre l'eau qui coulait avec force et semblait se diriger vers l'inconnu car on n'en voyait pas la fin. Soudain, un bruit inquiétant résonna dans tout le souterrain.

L'écho ici était terrible et il ne faisait nul doute à cet instant que ce qu'ils entendaient n'était autre que le cri d'un homme. Et cette voix n'était pas inconnue à Saori. Elle accourut sur le devant de l'immense rocher par lequel il venaient d'arriver et qui dominait le fleuve aux eaux sombres pour apercevoir d'où venait le cri de cette personne qu'elle ne connaissait que trop bien.

-Saori! s'écria la voix de Julian, qui levait des yeux désespérés dans sa direction à l'instant même ou elle aussi l'apercevait, enchaînée à un rocher en plein milieu des eaux glacées. Ses cheveux bleu ciel collaient à ses tempes et il avait les poignets serrés contre les chaînes qui le retenait prisonniers depuis sans doute plusieurs heures déjà, étant donné qu'il était revenu à lui bien avant elle.

La jeune fille au cheveux mauves se tourna avec stupeur vers Artémis et Apollon, ne comprenant pas à quoi rimait cet étrange emprisonnement auquel on voulait vraisemblablement la livrer également.

Un bruit retint son attention et la fit de nouveau se tourner vers Julian, alors qu'elle réalisait qu'il n'était pas seuls. Deux silhouettes funestes flottaient au dessus des flots, et elle s'aperçut immédiatement de qui il s'agissait. Ses anciens ennemis: Hypnos et Thanatos. Ils volaient au dessus des eaux, sans doute car ils se trouvaient être les geôliers du pauvre Julian qui semblait épuiser par sa lutte pour se délivrer.

-Julian! s'écria Saori dans un élan de désespoir alors qu'elle voyait la souffrance se répandre sur les traits de son allié d'un jour.

-Déesse Athéna, il est temps pour vous de le rejoindre dans son supplice... commença à déclarer Artémis avec un petit rire mal contenu.

Saori eut un mouvement de recule à ces paroles mais la main d'Apollon s'abattit sur son poignet, l'empêchant ainsi de reculer et faisait pression sur elle jusqu'au sang.

-Allons Athéna, il est venu l'heure pour toi de payer tes erreurs. Tu as détruit les royaumes de deux dieux majeurs, qui tout comme toi avaient reçu pour mission de garder l'univers et nul ne peut dire si tu n'aurais pas été jusqu'à défier le maître des dieux dans ta folie destructrice si nous n'avions été là pour mettre un terme à tes agissements. Tu as rompu l'équilibre de l'univers, mais il n'est peut-être pas trop tard pour réparer tes erreurs...

La voix du dieu des Arts qui d'ordinaire était si calme et plaisante à entendre avait prit des accents durs et tranchants, prouvant qu'il était prêt à aller jusqu'au bout pour défendre ce qu'il s'imaginait sans doute être le bon côté.

Il ne fallut que quelques instants à Hypnos et Thanatos pour emporter Saori vers le lieu où elle devrait souffrir jusqu'à ce que mort sans suive, à moins bien sur que les chevaliers...

On l'enchaîna au même rocher que Julian et elle découvrit bientôt la raison pour laquelle le dieu des mers n'était parvenu à briser les maillons qui le retenait prisonnier. Elle avait beau intensifier son cosmos jusqu'à son paroxysme et Poséidon faire de même de son côté, rien n'y faisait et les chaînes ne s'abîmaient même pas.

-Comment est-ce possible?... interrogea Athéna, alors que les eaux glacées du fleuve la gelaient jusqu'aux os.

"Il est impossible que de simples chaînes puissent retenir deux des maîtres de l'Olympe ainsi prisonniers...

Thanatos, qui avait repris sa position de gardien à proximité des deux jeunes gens éclata d'un rire à la fois franc et effrayant.

-C'est qu'il ne s'agit pas là de chaînes ordinaires Athéna. Elles ont été conçues par le dieu Héphaïstos en personne et ont la réputation d'être imbrisables. Ces chaînes ont même servi à retenir Arès prisonnier pendant plus de treize mois, lorsque celui-ci est tombé au main des Aloades.

Saori fut parcourut d'un frison de peur en entendant ces paroles. Si même le dieu de la fureur guerrière n'était parvenu à les briser alors qu'il était réputé invincible, elle réalisait que malgré toute sa force et celle de Julian, ils ne parviendraient sans doute même pas à les entailler. Mais cependant, elle savait que malgré la situation dans laquelle on l'avait mise, elle ne risquait pourtant pas de mourir. Déjà dans le pilier central de l'empire sous-marin, on avait voulu la noyer sous des tonnes d'eau, et elle y avait survécu. Il en fallait beaucoup plus que cela pour venir à bout d'elle.

Apollon, du haut du promontoire où lui et sa soeur observaient encore la scène, prit la parole, comme si il avait deviné ses pensées secrètes.

-Il ne faudra que quelques heures pour que vous ne rendiez tous deux l'âme. Le fleuve dans lequel vous baigné n'est pas ordinaire: il s'agit de la rivière Céphise, qui plonge tout droit dans les enfers pour rejoindre le Styx. Et à chaque seconde que vous passez plongés dans ces flots, votre cosmos diminue. Car si le Styx a le pouvoir de rendre invincible tous ceux qui s'y baignent, il n'en va pas de même pour cette rivière qui rend vulnérable et a le pouvoir de voler le cosmos de ceux qui s'y plongent de grès ou de force. Mais ne soyez pas trop tristes, tous les deux. L'énergie qui vous quitte ne sera pas perdu pour tout le monde. Vous pouvez remercier Hypnos et Thanatos car c'est à leur demande qui vous subissez ce supplice qui doit être des plus désagréable, j'imagine. Si il n'y avait eu que moi, sachez que je vous aurais tué immédiatement, car je n'aime pas les effusions de sang inutiles. Mais les deux serviteurs d'Hadès avaient besoin de vos énergies vitales pour ramener à la vie leur seigneur, et c'est la seule solution que nous ayons trouvé pour y parvenir.

Sur ces mots et dans un mouvement théâtrale, il prit sa soeur par le bras et s'éloigna avec elle, laissant derrière eux une image de puissance et de majesté qui ne pouvait que marquer ceux qui étaient amenés à croiser leur route.


Les chevaliers d'or courraient depuis déjà plusieurs minutes dans des bois qui semblaient ne jamais prendre fin tant ils étaient vastes. Pourtant, ils savaient qu'en continuant sans cesse droit devant, ils finiraient bien par trouver la sortie de la forêt immense qui couvrait une bonne partie de l'île.

Soudain, des ondes inquiétantes leur parvinrent à tous, les faisant s'arrêter dans leur course effrénée contre le temps.

Le cosmos d'Athéna s'embrasait en même temps que celui de Poséidon, puis semblait s'éteindre progressivement. Toutes ces ondes leur parvenaient de très loin et ils ne comprenaient pas ce qu'y était en train de se produire.

-Athéna est en danger... s'écria Aiolia qui sentait que le temps leur était encore plus compter qu'avant.

-Alors pas une seconde à perdre pour la rejoindre au plus vite! répliqua Shaka qui savait qu'ils devaient tous donner leur maximum pour sauver la terre car chacun comptait sur eux sans même le savoir.

Shura se retourna. Il savait qu'en ce moment même, sa déesse, cette femme qu'il admirait tant et pour qui il aurait pu tout donner était en danger de mort. Pourtant quelque chose d'autre venait accroître d'avantage ces inquiétudes.

Il savait qu'à plusieurs kilomètres derrière lui, son compagnon Aioros livrait un périlleux combat contre trois guerrières qui étaient encore plus redoutables qu'elles n'avaient bien voulu le laisser supposer. Et le chevalier du Capricorne sentait le cosmos du gardien de la neuvième maison aller lui aussi en s'affaiblissant de seconde en seconde.

Il ne lui fallut guère plus de quelques instants pour savoir ce qu'il allait faire.

Il ne voulait pas voir disparaître celui qu'il avait lui-même tué autrefois par erreur et n'admettait pas non plus l'idée que le sacrifice qu'avait fait Aioros pour que tous puissent continuer leur route soit inutile. Car il était évident que si il ne parvenait pas à les arrêter et qu'il perdait la vie dans cette vaine tentative, les Amazones ne mettraient que quelques instants à les rejoindre et qu'elles les arrêteraient dans leur progression de nouveau, leur faisant perdre un temps précieux. Le chevalier du Capricorne souffla quelques mots à Dohko qui l'approuva d'un signe de tête, avant de prendre le chemin inverse de celui de ces compagnons qui continuaient de progresser vers l'avant, vers Athéna.


Aioros poussa un cri de douleur alors qu'il recevait une rafale de coups phénoménale dans le ventre de la part de Penthésilée et d'Antiope. Il aurait voulu éviter ces attaques mais cela était rendu impossible pour la bonne raison qu'Hippolyte le maintenait de force et le forçait à subir les coups répétés de ces compagnes de combat.

Depuis quelques instants le combat tournait très nettement à son désavantage, et il se rendait compte qu'il s'était mi dans une situation désespérée en décident d'affronter seul les trois guerrières d'Artémis.

Il devait bien reconnaître qu'elles étaient encore plus fortes qu'il ne se l'était imaginé et que même si il leur avait tenu tête pendant quelques instants avec brio, il avait vite été débordé par leurs attaques surprenantes et redoutables qui lui avaient fait endurer plus d'une douleur insoutenable.

Elles étaient agressives et dénuées de scrupules, agissant comme bon leur semblait, mais il se rappelait avoir déjà entendu cela sur leur compte dans les leçons qu'il avait reçu il y avait de cela bien des années, alors qu'il n'était encore qu'un jeune disciple.

Elles avaient été entraîné par Artémis en personne et elles étaient même ces habituelles compagnes de chasse lorsque la déesse sortait de son temple pour s'adonner à son sport favori.

Elles l'avaient elles-même raconter à Aioros avec une fierté débordante et le jeune homme avait ainsi pu se rendre compte de la vénération qu'elle vouait à leur déesse.

Elles étaient de celles qu'il était impossible de faire changer de camps, même en y mettant la meilleure volonté du monde, et le seul moyen de ne plus les trouver sur son chemin était de se débarrasser d'elles sans détour, en les tuant.

Et il ne voyait plus qu'une solution pour y parvenir alors que les coups qu'il recevait le faisait saigner de la bouche et qu'un filet de sang coulait depuis son front, colorant l'une de ces joues d'une triste couleur pourpre qui était celle de la défaite.

Et pour parvenir à mettre son plan à exécution, il devait réussir à s'emparer des trois jeunes femmes en même temps.

Il intensifia son cosmos au maximum de ce qu'il pouvait faire, et Hippolyte ne put soutenir une pareille décharge d'énergie, si bien qu'elle faillit tombé en arrière. Mais au moment où elle allait heurté le sol violemment, elle sentit une main qui la retenait avec force. Elle rouvrit les yeux avec étonnement, pour découvrir que celui qui l'avait retenu n'était autre... qu'Aioros en personne. Et ce fut à cet instant qu'elle croisa son regard, et elle vit dans ses yeux que tout était perdu pour elle et que le chevalier du Sagittaire était prêt à aller jusqu'à mourir pour l'emporter dans la mort. Elle tenta de se dégager de son emprise, mais toutes ces tentatives furent vaines. Elle poussa alors un cri de peur et Antiope se jeta sur le chevalier d'or pour le forcer à relâcher son amie. Mais Aioros, dont la rapidité légendaire n'était plus à prouver vue sa force de chevalier d'or, parvint à aller au devant d'elle et à la saisir elle aussi par son poignée.

Penthésilée s'élança à son tour sur le jeune homme qui le dépassait de deux têtes, mais Aioros l'attrapa et bloqua sa tête entre son bras qui maintenait toujours Calliope prisonnière et son côté gauche, ne lui laissait aucune chance de s'échapper de son emprise.

La jeune fille au cheveux noirs hurla en voyant que le cosmos de son opposant s'intensifiait de plus en plus, au point de vouloir exploser... Et n'était-ce d'ailleurs pas ce qu'il allait faire si elles ne parvenaient pas à se défaire de lui au plus vite.

Il allait se faire imploser, et il comptait bien faire de même avec elles.

Le cosmos d'Aioros était devenu si puissant que l'herbe et les magnifiques fleurs qui les entouraient venaient à s'embraser. Des gouttes de sueur perlaient sur leurs fronts à tous quatre et la fin semblait maintenant inévitable...

-Non Aioros!

Le chevalier du Sagittaire relâcha la pression incroyable qu'il exerçait sur ces adversaires en entendant la voix de son ancien bourreau lui parvenir.

Les trois Amazones roulèrent à terre sans même comprendre ce qui avait fait que le chevalier qui les maintenait avait cessé son offensive.

Elles se remirent sur leur pied avec une vitesse étourdissante et leur regard se posèrent en même temps sur l'homme qui sortait des bois pour rejoindre son frère d'arme.

-Shura, mais que fais-tu là? Je croyais que tu devais te rendre aux temples des Muses... s'exclama Aioros qui sentait cependant la joie le gagner en voyant que le chevalier du Sagittaire venait à son secours et qu'il venait de lui sauver la vie par sa simple arrivée sur le champs de bataille. L'espoir gagna bientôt son coeur, car il réalisait qu'avec l'aide providentielle du jeune homme, il parviendrait peut-être à abattre les guerrières d'Artémis sans avoir besoin de mourir.

Il passa une main sur son front avec un soulagement non dissimulé, réalisant qu'il était passé à deux doigts de sa seconde... non plutôt sa troisième mort.

-Alors Aioros, tu t'étais décidé à mourir sans moi? ironisa le chevalier du Capricorne alors qu'il tapait avec affection sur l'épaule du jeune garçon de seulement quatorze ans qu'il venait de sauver.

-Bon, je vois que vous êtes deux contre nous à présent. Il va nous falloir adopter une technique bien plus puissante pour venir à bout de vous deux sans perdre de temps, car je sens que sans cela, le combat va s'éterniser et que nous ne pourrons pas aller jusqu'au bout de notre mission. Leur majesté les Muses n'ont pas à se salir les mains en combattants de vulgaires mortels alors qu'elles sont des déesses.

Calliope lança un regard entendu à ces deux amies qui s'éloignaient l'une de l'autre pour se placer derrière les chevaliers d'or.

Maintenant, elles avait adopté la position d'un triangle de part l'emplacement que chacune d'elle occupait. Et Shura et Aioros étaient au centre de ce triangle. Elles élevèrent leurs bras vers le cieux, offrant leur pommes à l'univers qui les dominait.

-Connaissez-vous les Trois Belles d'Été? interrogea Calliope avec un sourire assuré sur ces lèvres joliment dessiné.

Les chevaliers échangèrent un regard étonné.

-Bien sur que oui. Il s'agit d'une des quatre vingt huit constellations des chevaliers d'Athéna...

Shura tout comme tous les guerriers du Sanctuaire connaissait par coeur le nom de chacune des constellations que la déesse Athéna avait elle-même créé en inventant l'Astronomie dans la mythologie.

Et si il ne se trompait pas, l'armure des Belles d'Été devait appartenir à une jeune femme chevalier de bronze qui officiait dans un des nombreux camps d'entraînement s'affiliant au Sanctuaire et permettant ainsi de former de jeunes disciples aux quatre coins du monde.

Aioros et lui s'interrogeaient du regard, ne comprenant pas où la reine des Amazones voulait en venir.

-Moi, Calliope, suis placé sous la protection de l'étoile Véga.

-Moi Penthésilée me trouve sous la protection de l'étoile Altaïr.

-Quand à moi, Hippolyte, je me trouve sous l'influence de Deneb.

Aioros saisit Shura par l'avant bras, alors qu'il reconnaissait le nom de chacun des étoiles représentant la constellation.

-C'est impossible. Cette constellation appartient à Athéna et protège l'une des femmes chevaliers du Sanctuaire de notre déesse! répliqua le chevalier du Sagittaire qui aurait voulu une explication à cette annonce.

-Apprenez que nous ne représentons pas la constellation des Belles d'Été en elle-même mais simplement l'une de ces étoiles.

Shura murmura à l'oreille de son ami qu'il s'agissait sans doute de la même chose que pour les célèbres guerrier divins qui se trouvaient chacun sous le commandement d'une des étoile de la grande ourse.

Et la position du triangle qu'elles venaient toutes trois d'adopter était en réalité celle des étoiles de cette constellation lorsqu'elle apparaît dans le ciel.

Sans doute s'agissait-il la d'un e position d'attaque...

Les chevaliers d'or n'eurent pas d'avantage de temps pour s'interroger. Les trois cosmos des jeunes femmes s'enflammèrent et s'unirent, formant une barrière infranchissable qui empêchait les deux hommes de quitté le triangle.

-Maintenant que nous allons utilisé notre attaque suprême sur vous, vous ne pouvez plus nous échapper. Nul ne peut sortir indemne de cette technique qui nous a été enseigné par la Muse de l'Astronomie. Elle nous permet de maîtriser et de contrôler totalement le pouvoir de nos étoiles protectrices en convertissant l'énergie qu'elles dégagent dans le ciel pour la faire notre. Nous en devenons quasiment invincible.

Trois jais de lumière s'abattirent sur elles, les reliant aux cieux et faisant en sorte que leur cosmos irradie encore d'avantage.

Shura et Aioros avaient adopté une position de garde en se plaçant dos à dos, les poings serrés et les muscles contracté pour minimiser au maximum l'ampleur du choc qu'ils allaient recevoir de plein fouet sous peu. Ils enflammèrent leur cosmos, pensant ainsi stopper d'avantage les dégâts.

-Destructive Cosmo!!!hurlèrent d'une même voix les guerrières, alors que le triangle qu'elles avaient créé s'emplissait d'une lumière dorée et aveuglante, détruisant toute matière sur son passage.

Le bruit de l'explosion fut si violent que tous les chevaliers d'or aperçurent la colonne de lumière qui illuminait jusqu'au plus profond des bois.

La déesse Artémis elle-même du haut de son temple sourit à son frère, réalisant que ces guerrières avaient une nouvelle fois rempli leur mission.

Deux corps retombèrent face contre terre avec un fracas effrayant.

-Ils sont morts! s'exclama Penthésilée avec bonne humeur se frottant les mains l'une dans l'autre avec satisfaction devant l'ampleur du carnage qu'elle et ses deux soeurs d'arme avaient déclenché.

-Oui. ILs auraient du totalement disparaître en fumée mais les armures d'or créé par Athéna sont si solide qu'ils sont encore là... remarqua Hippolyte avec déception.

-Va, ce n'est pas grave. Nous nous débarrasserons de leur cadavre plus tard. L'important pour l'heure c'est de partir à la poursuite des autres. Et nous n'avons pas de temps à perdre! s'écria Antiope alors qu'elle s'élançait déjà vers les bois.


Elles étaient parties depuis seulement quelques secondes que déjà, Shura poussait un cri de douleur alors qu'il tentait de se redresser.

A ces côtés, Aioros faisait de même, n'arrivant pas à croire qu'il était encore en vie. Il venait de nouveau d'échapper à la mort et ne s'expliquait même pas comment un tel miracle pouvait bien être possible.

Leurs os craquaient de toutes part et ils sentaient du sang se répandre des multiples plaie sur tout leurs corps endoloris. La douleur qui les gagnait était terrifiante, mais aucun des deux ne se plaignaient alors qu'ils s'aidaient réciproquement à se remettre sur leurs pieds.

-Bon... commença Shura d'une voix qu'il aurait voulu ferme mais qui n'était qu'un murmure chevrotant. Je ne sais pas comment un tel miracle est possible, mais nous avons survécu. Enfin, c'est sans doute à cause des armures d'or, que seul un dieu est capable de détruire... Et puis, nous avons réussi à détruire le mu des Lamentations, alors ce ne sont pas des amazones, quel que soit leur puissance qui viendront à bout de nous.

Aioros épaula le chevalier du Capricorne alors qu'il se remettaient tous deux debout tant bien que mal.

Le frère d'Aiolia eut un souri douloureux pour lui-même alors qu'il réalisait qu'il venait d'échapper à la mort pour la deuxième fois de la journée.

Tous deux rassemblèrent leur force et leur courage pour prendre la suite des guerrières pour les vaincre définitivement.


Toutes trois courraient dans les bois avec une agilité et une vitesse remarquable, devinant déjà que le chevaliers d'or devaient s'approcher du lac, quand soudain, elles entendirent des bruits provenant de derrière elles.

Antiope et les autres firent volte face en un instant, pour découvrir ceux qu'elles croyaient morts leur faire face malgré leur état lamentable.

-Ce n'est pas possible... Comment avez-vous fait? s'étonna Hippolyte qui portait une main à sa bouche de stupeur devant ces hommes qu'elle pensait être des revenants.

Les deux chevaliers haletaient car ils avaient du donner le meilleur d'eux même pour rattraper en si peu de temps les guerrières.

Shura lança un sourire plein de dureté à l'Amazone.

-Il semblerait que malgré tout votre pouvoir, vous ne soyez pas capable de vaincre des chevaliers d'or.

L'ironie dont il venait de faire preuve fit s'emporter Penthésiliée.

-Tu plaisantes j'espère! Tu as vu l'état dans lequel tu te trouves.

-En effet, mon état est plutôt mauvais, mais si tu je me rappelle bien , je croyais que votre attaque devait nous réduire en cendre, hors nous sommes toujours bel et bien là!

-Très bien, très bien. Mais vue votre condition, nous n'aurons aucune peine à vous vaincre comme vous vous en doutez. Vous auriez mieux fait de rester à terre plutôt que de nous provoquer de nouveau en duel. Nous ne nous serions plus occupé de vous!

-Parce que vous croyez peut-être que nous aurions pu rester coucher alors que nos compagnons livrent une guerre sainte en ce moment même. Nous devons tous allez au secours d'Athéna! s'exclama Aioros qui trouvait que les guerrières, même si elles étaient d'une puissance redoutable, avaient une légère tendance à sous-estimé la force et le courage de deux chevaliers d'or réunis.

De nouveau, les jeunes fille prirent la même position que celle des étoiles qui veillaient sur elle. Elles voulaient reporter leur coup aux deux Gold Saints qui échangèrent un regard entendu.

-Destructive Cosmos! s'écrièrent-elles avec rage.

Les deux chevaliers bondirent dans les airs sous les yeux affolés des Amazones qui ne comprenaient pas comment un tel miracle était possible.

-Une même attaque ne fonctionne jamais deux fois sur des chevaliers d'or! s'écrièrent d'une même voix les deux compagnons qui enflammaient leur cosmos incommensurable pour porter un coup fatal aux jeunes filles ébahies.

-Excalibur!

-Atomic Thunder Bolt!

Les corps des trois Amazones tombèrent aux pieds des chevaliers qui échangèrent un regard satisfait en constatant qu'ils étaient venus à bout d'elle en unissant leur force.

Ils auraient aimé dire qu'ils s'étaient sorti indemne de cette dernière attaque qu'ils avaient déjà subi une fois, pourtant ils devaient bien reconnaître l'un comme l'autre qu'ils avaient été violemment- mais pas irrémédiablement été touché.

Cependant, le temps leur était compté et ils savaient deux choses.

Si les Amazones étaient si puissantes, ils n'osaient qu'à peine s'imaginer la puissance dont devait faire preuve une Muse.

Et durant le combat qu'Aioros avait mené seul face à elles, elles lui avait révélé l'existence d'un autre guerrier d'Artémis encore plus puissant qu'elles mêmes.

Même si la première victoire de cette guerre sainte appartenait au clan d'Athéna, il ne faisait nul doute qu'elle n'était rien en comparaison des combats à venir...


Fin de la Chapitre 2

Chapitre 3


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